19/10/07

Publié le par Réagir

Bienvenue chez REAGIR!
Voici le compte rendu de la réunion de vendredi 19 au matin à la DIR de Septème.
Vous êtes invités à agrémenter ces paragraphes ou à en créer de nouveau grâce à vos recherches, ceci afin d'avoir une ébauche du diagnostic.


Entretien des bords de routes:
Le travail consiste
- au ramassage des macro déchets: avant la fauche (pour éviter que certains déchets n'endommagent les faucheuses) et après (car la fauche fait ressortir de nombreux plastics qui posent d'ailleurs beaucoup problème). Eventuellement un autre ramassage est effectué pendant l'année mais la DIR n'a pas les moyens de la faire plus souvent.
- au fauchage sur quelques mètres (jamais au dela du fossé, sauf sur les grandes zones) et débroussaillage (ça arrive de tailler sur des propriétés privées).
- au curage des fossés
Par endroit, la DIR entretient une zone naturelle classée.
Le travail effectué a un impact sur zone naturelle à proximité (ex: la pulvérisation de désherbant aura un impact sur la végétation et donc les habitats (faucon cresserelette).
Le champ de d'intervention de la DIR est cadré dans un arrêté (=> identifer cet arrêté) qui concède une responsabilité sur 20 mètres à partir du bord de route.
De manière générale, le process est détaillé dans une note de cadrage d'entretien que va nous remettre I. Balaguer.

L'entretien s'arrête là où commence le domaine public. En revanche il y a des arrêtés de débroussaillement en fonction du risque d'incendie dans certaines zones boisées. Mais il n'y a pas de plan et l'arrêté est peu respecté. En réalité le fauchage et le débroussaillage représentent 1 million d'€ par an. Il y a un problème de coût par rapport aux règles DFCI (???). (Pour résoudre ce problème l'ONF a mis en place sur les bords de route de la Gineste des paturages de moutons).
"La priorité c'est la sécurité des agents sur le réseau"

Fauchage:
Sur la RN113 il y a un gros problème avec la Canne de Provence. Les machines n'arrivent pas à faucher, elles colonisent les fossés. Sur Marseille c'est l'Ailanthe qui colonise les TPC (terre plein central). De plus la Canne est un allergène.
En ce qui concerne les arbres d'alignement, (certains sont classés d'ailleurs) ils posent problème:
- lorsqu'ils sont trop proches de la route et crée un risque pour la sécurité routière; dans ce cas des glissières sont mises en place.
- ça oblige à les tailler et à réaliser un suivi phytosanitaire car un arbre malade présente un risque s'il tombe sur la chausseé, et la DIR est responsable. (Le cyprès est sensible à un virus)
Cet entretien est sous traité. Si l'abattage se présente, le préfet prend la décision (ou la commission départementale des sites). Les questions qui se posent sont "Est ce qu'on replante ou non? Quelles espèces? A quel endroit? Que fait on de la souche?

En ce qui concerne les animaux morts sur les routes ou bas-côtés, il n'y a de procédures encadrées qu'au-delà d'un certain gabarit (notion à préciser). En deçà, aucune prescription en fonction de normes environnementales, de mesures de protection des espèces mais uniquement des précautions relatives aux normes d'hygiène.
Il est à noter qu'il serait intéressant de disposer d'un recensement de la mortalité animale, notament en zone naturelle.

Les différents acteurs:
- la DIR et ses deux équipes d'entretien
- le gestionnaire de la réserve (CEEP)
- les bergers (à rencontrer)
La zone d'interface est gérée par plusieurs acteurs mais personne ne se coordonne, il n'y a pas de concertation.
Par exemple, quelle connaissance ont les agents d'exploitation des bergers?

Les 2 centres d'entretien et d'intervention:
- Lavera qui gère la RN 569 et 1569 jusqu'au croisement avec la RN113 ainsi qu'une petite partie de la RN568 en partant du sud jusqu'au carrefour de la Fossette. Sur la RN569 il y a des coupures dans le réseau.
- St Martin de Crau qui gère la RN568 à partir du carrefour de la Fossette vers le nord ainsi que la RN113.


Les routes:
En section courante il y a un devers d'environ 2,5 % (formant un ^).
En virage il y a souvent un devers unique.
Les ingénieurs prévoient une structure importante pour la stabilité qui est dimensionné pour supporter le traffic. Par contre les routes s'usent et il faut renouveller les couches.

La structure de la chaussée est importante et joue un rôle évident sur les écoulements. Mais qu'y a t'il dessous? Souvent, du gravier et du machefer. Pour la DIR c'était intéressant de recycler ce matériau (faible coût). Mais dans l'ensemble il n'y a pas "grand chose":
- des cendres volantes de l'usine thermique de Gardanne qui ont une prise très rapide, comme du ciment
- des gravillons mélangés avec des "laitiers" = résidus de la sidérurgie qui ont une prise assez lente.
Donc une chaussée hydrocarbonée = gravillons + liquide.
"Le bitume est un déchet rentable".
Problème de la tourbière sacrifiée sous la N113 entre Arles et St Martin de Crau, d'où la régulière déformation de la route.

Par rapport à la vitesse de circulation, il y a des arrêtés à respecter dont la DIR est responsable. Ca interfère peu avec notre problématique. Par contre ça peut jouer dans la collision avec les animaux. Enfin c'est une contrainte pour les agents d'exploitation (ils doivent effectuer certaines tâches la nuit lorsque le traffic est moindre).

Les glissières:
Il y a des règles d'implantation qui dépendent du remblai, de la hauteur de l'accotement etc...
Cela dépend du risque pour l'usager de s'écrager en contrebas.
Par contre la glissière réduit le risque pour les piétons occasionnels.

Repérage:
Il y a un système de repérage par PR + abscisse sur un profil en long. Le bornage kilométrique n'existe presque plus. Maintenant il y a des petits panneaux qui indiquent le PK (point kilométrique, tous les kilomètres) et le PR (point de repère à peu près tous les kilomètres). Il y a un numéro avec la distance depuis lepoint d'origine. Mais avec l'avènement des GPS, il faut faire la correspondance avec les coordonnées XY et le PR/ abscisse.Donc si un automobiliste prévient un incident, on a un problème pour le localiser bienqu'il donne les coordonnées que lui indique son GPS car l'agent du centre d'exploitation ne connait pas ces coordonnées.


Gestion de crises:
L'équipe met en place des déviations en relation avec le PC traffic. Le but est de faire passer le traffic. On ferme quand on est obligé à la demande des pompiers ou de la police. Souvent ils ont besoin de l'emprise globale de la route.
Les agents neutralisent les voies et installent des flèches lumineuses de rabattement.
En 2006 il y a eu un accident sur l'A55 au niveau de la sortie de la Mède. Un poids lourd qui contenait de l'essence et du gazoil s'est enflammé. La route a été coupée pendant 8h. Il y avait un risque sur un ouvrage d'art, il a fallu refaire la chaussée, les glissières etc...


Les pistes à étudier...

- S. Leroux: "On aimerait bien trouver une plante à semer sur les bords de routes. Mais pour limiter le fauchage il faudrait une plante qui ait une croissance limitée, des plantes rustiques qui n'aient pas besoin d'entretien. De plus il y a un risque d'érosion aux premières pluies."
- Rôle du talus central dans la mortalité de certaines espèces (ex.: faucon crécerelette)
- Existence d'un conflit politique autour de la question du suivi phytosanitaire(Guérini/Gaudin)? Conséquences ?
- Quand il y a de fortes pluies l'eau remplit les bassins et on ne sait pas comment traiter ces volumes d'eau.
- La pollution accidentelle et les problèmes que ça pose par rapport aux périmètres de captage d'eau potable.
Le traffic de matières dangereuses et d'essence crée un vrai risque en cas d'accident.
De plus il n'y a pas de réseau séparatif (comme sur les autoroutes où un premier fossé récupère le ruissellement de la route et un deuxième fossé récupère les écoulements du bassin versant qui eux ne sont pas pollués). Du coup les bassins reçoivent une quantité d'eau trop importante pour être traitée.
Dans le cas d'une pollution accidentelle un agent ferme une vanne de captage. La terre est envoyée en décharge. Existe-t-il un système de récupération des polluants ?
- Problème avec les usagers qui s'approprient la route (pose de panneaux, plantations...) ainsi que les panneaux publicitaires qui ne sont pas autorisés en campagne. Les agents ont la consigne de les enlever.
- Faire de la sensiblisation auprès des usagers.
- Routes classées/déclassées : caractéristiques ?

- Déclaration d'Utilité Publique en vigueur autour de Miramas pour l'élaboration de la déviation : I.Balaguer devrait nous communiquer l'étude d'impact réalisée. De plus, A. Fridlender nous propose de nous remettre l'étude d'impact qui a été réalisée cette fois autour de Port de Bouc dans le cadre de la réalisation de l'A55.

Objectifs semaine 43 :

- Prise de RV avec Alain Lavigne, responsable du CEI de St Martin de Crau (inviter Isabelle Lascour à se joindre à nous) : planning des entretiens avec les agents techniques, connaissance de l'historique des routes [Tél 04 90 54 69 55 ou 06 15 46 43 22 ]

- Prendre contact avec Frédérique Gerbaut Molin, spécialiste environnement, naturaliste au CETE, en vue de récupérer des études d'impact, les procédures et règlements sur le thème Routes/Sécurité/Environnement.
- Contacter Philippe Angelini, responsable données localisées (DIRmed, Marseille), pour renseignements quant aux stats trafic (historique pour croisement des données avec accidents, pollutions...), localisation ou carte des PR. Nous devrions être orientés vers François Lattuca. [Tél accueil : 04 91 96 35 00 ]
- Demander auprès de la DIREN l'autorisation d'exploiter leurs couches carto format Mapinfo de la part d'I.Balaguer.
- Prise de RV avec Cécile cambrils à l’ONF de Aix 04 42 17 57 00, se recommander de A. Fridlender.
- Contacter à l'IUP Maurice Ambrosio au 63 73 concernant les sols pollués. E-mail : maurice.ambrosio@univ-provence.fr







Publié dans Compte-rendus RV

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