CEEP M Nicolas Vincent Martin

26 octobre
étaient présents : Agnès, Camille, Faustine, Thomas

Compte rendu CEEP :

11000 ha de coussoul, dont 7700 en reserve naturelle (morcellée car multitude de proprios)
propriétaires de la réserve : CG, conservatoire du littoral, CEEP (400 ha), peu de propriétés privées, 2000 ha en terrain militaire
terrains militaires => peu d'aménagements => richesse biologique


ornithologie :
Tout d’abord, je tiens à souligner le peu d’information. Je me demande si le fait de nous faire partager leurs données les dérange. Je pense que oui !!!VIVE LES OISEAUX !!!
Bon passons ; voici les données au niveau surtout de la faune et quelques unes en plus.
En 2002 a été fait un inventaire sur les chouettes chevêches d’Athéna (Athene noctua) au niveau des 440 km² de la plaine classée en ZICOet : en résultat, il y a beaucoup moins d’oiseux sur le bord de l axe routier. De grands secteurs restent vides ou avec des densités vraiment très faible : au abord immédiat de Saint Martin de Crau et sur la bordure ouest de la Crau sèche. Mais bon… En Espagne, il y a une plus grande densité de chouette qu’en France et cette population s’est adaptée d’après un recensement fait aux bord des routes. C’était le premier recensement sur la Crau donc il en faudrait un autre pour déterminer de réels résultat et connaître les causes de cette répartition.
Il s’avérerai que les routes sont sources de dérangement pour certaines populations d’oiseaux. Bruit, forte proximité avec la route, danger immédiat, ressources moindre… reste des facteurs limitants.
 
Les accidents (colision d’oiseaux avec camions, voitures ) seraient à traiter , voir les zones à plus fortes mortalités, dresser un inventaires des espèces mortes seraient un bon moyen de peut être déterminer des méthodes d’aménagements pour éviter ces accidents. Par exemple la mise en place de haies sur le bords des routes pourraient être un moyen pour que les oiseaux passent au dessus des routes. Mais il ne faut pas oublier que la mise en place d’un tel aménagement doit passer par une étude assez poussée. La Crau étant une plaine, ouverte, des espèces comme par exemple le Ganga qui lui vit seulement dans des zones ouvertes pourrait disparaître si la mise en place de haies est faite dans ces aires de répartitions car elles ferment le milieu.
 
Des rescencements des zones de nichoir de l'outarde et du ganga sont effectués tout les 4 ans
L’outarde canepetière (en danger en France sur la liste rouge) à subit une régression de 80% en 20ans 
les routes fragmentent le milieu, et cela crée des problèmes de consanguinité.
l' alouette calendrelle est sédentaire
l'alouette calendre est migratrice <= programme personnel de M Vincent Martin
le ganga a besoin d'un coussoul d'au moins 800 ha  
le rollier d'europe se perche sur les fils electriques qui longent la route , impact positif : bcp de perchoirs,  impact négatif : dangeureux
vautour percnoptère: eratisme sur la décharge, les eleveurs sont encouragés a abandonner les carcasses de leurs betes sur des zones appropriées pour les inciter a revenir.


entomologie
Il n'y a aucun spécialiste des arthropodes au CEEP, mais ils ont quand meme quelques informations sur le criquet de Crau ( Prionotropis rhodanica )  , notament sur la fragmentation des habitats due aux routes.
les criquets ne peuvent pas traverser les routes, et ainsi , les populations ne se melangent pas génétiquement et déclinent.
apparement c'est l'université de montpellier qui a fait une étude la dessus, mais ils n'en sont pas sur, peut etre l' INRA...
on note aussi la présence d'un coléoptère endémique qui est inféodé aux onopordons ( chardons ), le Bupreste de l'onopordon
odonates : 50 sp sur le canal de la Vergière
il existe des inventaires sur les lépidoptères et les orthoptères, mais c'est pas eux qui les ont....

mammifères
musareigne étrusque
rat noir
lapins ( talus favorables et abaondance sur le terre plein central, les chasseurs vienne meme les y chercher pour les relacher )
appeler le Groupe Chiropteres Provence


reptiles

lezard ocellé  ( Lacerta lepida ) :
en regression depuis les années 90, on pense que c'est a cause de l'utilisation par les eleveurs bovins de vermifuges qui contienne des Avermectines ( molécules écotoxiques ), en particulier de l' ivermectine , ce qui fait chuter les populations d'insectes coprophages dont se nourrissent les lezards. la seconde hypothese est que les lézards seraient empoisonées par les insectes( phénomène de bioaccumulation).
des campagnes de préventions ont été mises en place cette année, pour inciter les eleveurs a choisir d'autres molécules moins domageables pour l'environnement (plaquette de sensibilisation).

le conseil général a fait faire un inventaire complet de l'étang des aulnes, faune flore, hydro ect...
=> pb de niveau des eux inversé , car il est allimenté par les canaux d'irigation des foins de Crau, et son niveau est donc plus haut en été qu'en hiver, la roseliere est donc en mauvais état, et cela a contribué a la destruction d'une colonie de hérons pourprés. 
la remise en état de l'étang est prévue pour 2008/2009 (aménagement hydraulique) CG Guy Teissier

Flore
La flore c'était pas trop son fort, il a dit que la Crau est un milieu très ouvert aux conditions climatiques rudes, et que donc la végétation y est pauvre en espèces mais c'est leur association qui est unique en Europe (unique plaine steppique).  Les vergers fragmentent les coussouls et même une fois abandonnés, le sol originel du coussoul ayant été complètement destructuré, on ne peut pas recréer le coussoul originel. De plus il contient bcp de pesticides et le CEEP manque de moyens financiers pour le rachat et la mise en valeur de ces anciens vergers (450 ha)

Espèces invasives :
- Herbe de la pampa sur les ronds points jusque le long des canaux dans la réserve des coussouls!!!
- La Jussie couvre les eaux des marais à marisque...
Donc la DIR doit réfléchir aux espèces qu'ils mettent en place. Il y a un travail de communication à faire auprès des services techniques. Certaines espèces seraient pertinentes par rapport à la contrainte climatique. Parce qu'arroser les ronds points en plein été c'est du foutage de gueule, alors qu'il y a des plantes ornementales régionales intéressantes.

Richesse écologique de la costière à chêne vert (sud ouest de la réserve) et de la tourbière en ZPS (ouest)
Le premier coussoul à avoir été transformé en prairie date de la moitié du 18ème avec le canal de Craponne qui a permis de développer les prairies de fauche du foin de Crau (au nord)
Les moutons pâturent les coussouls au printemps puis font la transhumance vers les alpages en été, reviennent dans les coussouls entre septembre et novembre. Il permettent l'entretien de l'écosystème coussoul... (plus de précisions sur la flore et le milieu naturel sur le document de Thomas)

Aménagements
Globalement la route a un impact mais il est difficile de le mesurer. Il faut avoir du temps et ça n'est pas une priorité. On pourrait réaliser un inventaire mais ça demande du temps, et nous on va pas forcément le faire gratuitement.
- S'il y a des endroits où les cadavres d'animaux sont concentrés, il y aurait des aménagements à réaliser. Par exemple des haies que les oiseaux vont surmonter, au lieu de passer au raz de la route. Le mieux ce serait que la DIR signale les cadavres avec une photo, un point GPS et éventuellement la bague.
- Les routes en contrebas seraient plus favorables plutot que de mettre des haies qui ferment les milieux. Le problème c'est que ce sont des aménagements très lourds et très chers.
Il y a une reflexion sérieuse à avoir sur l'aménagement ou non de haies, avec ses impacts positifs et négatifs.

Donc
1. Il faudrait quantifier la mortalité sur les routes, voir si elle a un impact ou non sur les populations, et décider alors d'un aménagement ou non. Cela au moins sur une année entière.
2. Comment analyser ces données? Qui? Comment les financer? Ca peut se faire par des associations, des bureaux d'études (comme Naturalia), la DIR.


Acteurs
S'il y avait eu une réserve naturelle beaucoup plus tôt, on aurait limité la casse.
- Les vergers, c'est comme une épine dans le pied. On avait pas les moyens financiers de lutter contre ni la structure pour le faire. Ils ont un impact paysager et un impact sur les habitats et les espèces. Les vergers ont leurs propres forages.
Maintenant c'est la situation inverse; les arboriculteurs ont coulé et les vergers sont abandonnés. On a recherché des financements pour racheter ces 450 ha et refaire un milieu ouvert (un coussoul c'est impossible; ça a mis des miliers d'années à se constituer), y mettre des éleveurs ovins, pourquoi pas des exploitants agricoles (de plantes arômatiques notamment). Le problème c'est qu'il n'y a plus de galets, la concentration chimique dans le sol est très importante, et il y a un cortège de végétaux qui va s'installer et qu'il va falloir maîtriser.
- Les militaires: ils disposent de zones d'entrainement pour les hélicoptères, essais etc... Une convention est en cours avec eux pour que nous puissions recencer la faune et la flore sur leurs zones. Par ailleurs il y a un code de bonne conduite sur lequel l'armée est assez stricte.
Là où ça pose problème c'est qu'ils survolent la zone très bas. Le CEEP l'a signalé à l'armée et maintenant il y a un accord pour plus que ça ne se reproduise.
  - La décharge d'Entressen: En ce qui concerne les sacs plastics le problème est résolu. En ce qui concerne les goélands, ils se toilettent et cherchent de la nourriture. Maintenant que les déchets sont enfouis, les goélands diminuent. La décharge attire enfin des rapaces.
- Les bergers: sous la 113 il y a un passage pour les troupeaux. Par contre sur la 568 ça c'est déja produit que les bergers traversent la route.

De manière générale il n'y a pas de concertation entre les différents gestionnaires.
A l'inverse, le Parc de Bourgogne s'est associé à  la DDE pour ensemencer la région en fleurs afin de maintenir les populations de papillons.
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