Hydrogéologie

Une partie de l'eau de la Durance continue de passer souterrainement sous la Crau alimentant ainsi la nappe de Crau. L'eau ressort progressivement vers le sud en formant des zonations : 
- zone de costières de chênes vert
- puis marais (dont marais du Vigheirat)
- puis émergences en sources (laurons)

La nappe présente une zone d'alimentation dans sa partie nord-est (région de Salon)

Il existeune zone d'équilibre à la rencontre de l'eau douce et de l'eau salée qui se situe dans les marais de Coustière.

Le bassin versant couvre une superficie d'environ 580 km². Le ruissellement n'existe que dans les massifs de bordure, il est pratiquement nul sur la plaine du fait de l'abscence de pente et de la perméabilité du sous-sol. Des précipitations importantes provoquent, après quelques semaines, une remontée de la nappe. L'irrigation des foins de Crau y contribue plus.

Sur le plan hydrogéologique, la commune de Miramas est concernée par le système hydrogéologique de la Crau.

La plaine de la Crau est constituée par une série de dépôts alluvionnaires de la Durance et du Rhône qui ont recouvert le plateau de

molasse d’une épaisseur considérable de cailloutis quaternaires et villafranchiens.

A l’intérieur de ce cailloutis, circule la nappe phréatique, alimentée par des eaux d’infiltrations (précipitations et irrigation). Cette

circulation s’effectue sous la forme de chenaux plus ou moins importants en fonction de l’épaisseur du réservoir.

Le plus grand de ces chenaux constitue un sillon de grande transmissivité orienté du nord vers le sud-ouest, qui traverse la partie

ouest de Miramas et alimente son captage d’eau, le captage de Sulauze, situé sur la commune d’Istres.

Le problème de la pérennité de la nappe se pose notamment par les effets conjugués de la diminution des apports (moins de surface

irriguée) et par les limites non étanches (perte de la nappe) en aval de ce sillon. De plus, Le captage d’eau potable de la commune

étant situé dans l’aquifère de la Crau, au niveau du massif de Sulauze, il faudra prendre les mesures de protection nécessaires afin

d’éviter toute contamination de la nappe par de pollutions d’ordre domestique, industriel ou agricole.

 

Les ressources en eau potable de la commune proviennent d'un captage unique, le Puits de Sulauze, situé sur la commune d'Istres,

en limite sud-ouest de Miramas. Ce puits a un débit de 700 m3/h.

Ce captage dispose d’un périmètre de protection immédiat et rapproché, institués par arrêté préfectoral du 15 octobre 1998.

Néanmoins la localisation de ce captage à proximité de deux installations classées (la COGEMA et les Ateliers de Provence),

implique un suivi très précis de la qualité de la ressource en eau.

Par ailleurs, la nécessité de rechercher un apport complémentaire externe semble indispensable.

Aussi, la Société d’Equipement et d’Entretien des Réseaux Communaux (SEERC), société d’exploitation du réseau d’eau potable par

délégation, propose plusieurs solutions pour diversifier la ressource en eau communale : - utiliser la nappe de la Crau mais en recherchant des nouveaux sites de captage à l'abri des sources de pollutions industrielles

connues. La création d’un captage sur un site au Nord de la commune de Miramas, mais sur le territoire d’Istres est ainsi envisagée ;

- utiliser une nouvelle ressource en eau brute de surface ;

- l'interconnection des réseaux existants sur l'ensemble du territoire du SAN, ce qui permettrait de stopper temporairement l'utilisation

d'un captage pollué. L'interconnection du réseau entre Caspienne (Istres) et Sulauze (Miramas) est énoncée dans les priorités de

travaux à réaliser.

Dans ce cadre, le SAN Ouest Provence a mené une étude d’optimisation des ressources en eau potable. Celle-ci envisage de

localiser un futur captage d’eau potable de la ville de Miramas dans un secteur situé au nord de la zone d’activités Clésud, au nord

de la ville.

Enfin, en matière de stockage, la commune dispose actuellement de deux réservoirs (Châteaux d’eau Carraire et La Rousse) d’une

capacité de stockage de 3 000 m3 chacun. Dans son rapport annuel de 2002, la SEERC relève une capacité de stockage insuffisante

et préconise à ce titre de mener une étude pour la création de nouveaux réservoirs.

 
 

L’histoire de Miramas est intimement liée à la présence d’activités industrielles associées à des produits dangereux.

C’est ainsi que le site dénommé usuellement « site de la COGEMA », est recensé dans la base de données nationale sur les sites et

les sols pollués (BASOL, base de données publiée par le Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable) comme un site à

surveiller (classe 2). Ce site a abrité depuis le début du 20e siècle des activités aussi diverses que la fabrication d’acide nitrique,

dépôt de gravats, le séchage de morue ou l’embouteillage de bouteilles de gaz. Ces terrains de près de 20 ha, localisés à proximité

du centre-ville, sont en partie exploités par la société COGEMA, 2.5 hectares étant aujourd’hui désaffectés (terrains ex-Antargaz).

Ce site fait l’objet d’une surveillance des eaux souterraines par l’intermédiaire de 10 piézomètres qui n’ont pas révélé d’anomalies

particulières. Toutefois, des études menées par la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE)

ont mis en évidence la présence d’arsenic et de mercure, ce qui a conduit à la réalisation d’études complémentaires, actuellement en

cours
 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :